déclaration préalable
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CSA SCRPN du 01 juillet 2025

PP
Par Pierre Pejac
CSA SCRPN du 01 juillet 2025

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’administration,
Mesdames et Messieurs les représentants du personnel,
Chers collègues,
Avant de débuter cette séance, nos pensées se tournent
une nouvelle fois vers ceux qui ne sont malheureusement
plus, ou ceux qui ont été blessés à l’occasion de leur service.
Permettez-moi d’avoir une pensée pour Dimitri de la CRS 19,
décédé accidentellement lors d’une sortie en bateau entre
collègues il y a peu.
Les CSA se succèdent, mais les déclarations préalables se
ressemblent étrangement tant les sujets de fond ne semblent
pas être pris en considération. C’est pourquoi nous allons de
nouveau les énumérer :

  • L’attribution inégale de la prime VP ;
  • La crise de la filière investigation dont les mesures tardent à être
    annoncées ;
  • Le report de la PSC ;
  • Le gel du point d’indice ;
  • L’arrêt de la GIPA ;
  • Les 10 % de perte de salaire en cas de congé maladie ordinaire.
    Nous n’allons pas de nouveau entrer dans les détails puisque
    les sujets sont connus, nous pouvons même penser qu’ils sont
    ignorés en l’absence de réponse.
    Au surplus des sujets évoqués, ce sont aujourd’hui les agents des
    filières spécialisées qui sont stupéfaits du peu ou pas de postes
    offerts pour leur progression de carrière. En effet, comment
    expliquer qu’aucun poste de major à l’examen général ne soit
    offert au RAID, à la DNRT, au SDLP, etc. ?
    La méritocratie s’arrêterait-elle aux portes de ces services ?
    Nous demandons une prise de poste sur place pour les lauréats :
    il n’est dans l’intérêt d’aucun service de perdre des sachants
    investis et formés.
    Même problématique pour les CRS : les « spécialistes » CRS
    sont les grands oubliés du nouvel examen major. Aucune place
    proposée chez les montagnards, musiciens…
    Pour poursuivre sur l’évolution de carrière, nous souhaitons
    que les postes de RULP soient augmentés et en rapport avec
    la transformation des directions centrales en directions
    nationales. La nomenclature doit être anticipée et adaptée au
    dimensionnement des postes créés dans le cadre de la réforme,
    sans être pour autant figée.
    Il en va de même pour les postes de RULP en CRS. Malgré la
    déflation des postes d’officiers, toutes les unités ne sont pas
    nomenclaturées avec un poste de RULP pour la fonction de
    « major compagnie ». Cette inégalité doit cesser au plus vite.
    Vous nous répondrez que la conjoncture n’est pas favorable,
    mais nous vous proposons de substituer les nombreux postes
    d’officiers non pourvus par ces postes de RULP. Cette
    substitution, parfois demandée à la marge, doit se généraliser,
    afin de donner des perspectives d’avenir à nos collègues.
    Nous nous devons également d’avoir une expression sur la filière
    formation.
    Comme d’autres périmètres, cette filière est de plus en plus en
    souffrance.
    En ce qui concerne la formation initiale, c’est dans ces locaux
    que les volumes de recrutement sont fixés ; ensuite, l’Académie
    regarde, en bonne spécialiste du « Tetris », comment les répartir
    dans les structures : hébergement, salles de cours, externat, et
    enfin les formateurs.
    L’humain n’est plus au centre du projet et ces plans de charge
    deviennent démentiels au regard du niveau d’heures de face-àface
    pédagogique imposées aux formateurs.
    Le quantitatif a hélas définitivement pris le pas sur le
    qualitatif et, manifestement, nombre de formateurs envisagent
    de réorienter leur carrière.
    On ne parlera pas du manque de projection sur le
    bâtimentaire : à titre d’exemple, des conditions de cours dans
    des salles à plus de 32 degrés, sans climatisation,
    comme à Nîmes ; des hébergements dans les mêmes conditions ;
    des fontaines à eau en nombre insuffisant… Le tout dans la plus
    grande structure de formation de France.
    Peut-être pour préparer les recrues aux conditions qu’ils
    trouveront dans leurs services d’affectation ??
    Il est urgent de créer de nouvelles structures de formation et de
    remettre de l’attractivité dans cette filière formation.
    La filière de la formation continue continue aujourd’hui de
    renforcer l’opérationnel plutôt que de dispenser des formations,
    et va prochainement devoir faire la formation initiale des PA…
    Allez comprendre !
    Tout cela nous amène à aborder le statut de formateur qui doit
    être repensé, mais qui ne fait l’objet d’aucun dialogue social.
    Les instances, également, viennent invisibiliser les agents
    oeuvrant dans le périmètre de la formation et, à ce titre,
    UN1TÉ revendique qu’une formation spécialisée « formation »
    soit créée afin que, justement, la réalité des conditions de
    travail de cette filière soit clairement appréhendée.
    Les formateurs, même s’ils sont dans une direction qui se
    voudrait moins opérationnelle, permettent aux élèves
    d’acquérir les fondamentaux de la profession afin de les
    intégrer dans l’institution le plus sereinement possible pour eux,
    et permettent aux agents de garantir une police efficace et
    professionnelle.
    Aujourd’hui, tout cela ne se fait qu’au travers de leur
    engagement et sans aucune reconnaissance ni considération.
    Pourtant, à l’instar de toutes les autres directions, ils sont
    une réserve opérationnelle qui a apporté sa contribution lors
    des derniers grands événements : élèves et formateurs ont su
    démontrer là aussi savoir-faire et professionnalisme.
    UN1TÉ l’affirme : La formation est en souffrance, et cela dans
    une certaine indifférence.
    Des réponses doivent donc être apportées rapidement pour ces
    personnels dont l’action est de plus en plus invisibilisée.
    Nous vous remercions de votre attention et demandons que
    cette déclaration soit annexée au procès-verbal.
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