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Lu pour vous: Le patron du syndicat de police UN1TÉ dénonce un « mépris de classe »

Rhône Le patron du syndicat de police Un1té dénonce un « mépris de classe » du gouvernement avant sa venue à Lyon mardi Le bureau national de cette organisation syndicale devrait échanger avec au…

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Par UN1TÉ
Lu pour vous: Le patron du syndicat de police UN1TÉ dénonce un « mépris de classe »
Rhône Le patron du syndicat de police Un1té dénonce un « mépris de classe » du gouvernement avant sa venue à Lyon mardi Le bureau national de cette organisation syndicale devrait échanger avec au moins 150 policiers du Rhône, au cours d’une assemblée générale départementale. J. M. — Publié le 29 sept. 2026 à 06:00 — Mis à jour le 29 sept. 2026 à 07:18 « Plus la pression monte, plus malheureusement il y a un risque que le mouvement échappe à des organisations responsables », prévient Grégory Joron. Le secrétaire général d’Un1té police sera à Lyon, ce mardi 29 septembre, pour participer à une assemblée générale (AG) départementale du syndicat, ouverte aux agents non adhérents. Il y sera entre autres question du mouvement de grogne en cours au sein de la maison police. « On a des demandes de pouvoir d’achat, de meilleures conditions de travail et de respect. Dans un contexte budgétaire qu’on nous dit extrêmement contraint, les commissaires de police sont traités d’une manière plus favorable. Près de 6 millions d’euros sont attribués à 1 600 agents » tandis que la base est privée de telles hausses de salaires. « Ça génère de l’incompréhension. C’est une forme d’injustice, de mépris de classe. On reste mobilisés. Il y a eu dimanche soir un mouvement à Metz. On a rejoint lundi les pompiers, rassemblés sur le Champ-de-Mars, à Paris. Il y a ce mardi une manifestation de la fonction publique. On n’a pas vraiment d’ouverture du gouvernement. On attend la présentation du budget en conseil des ministres, en espérant quelques propositions précises. » « Il manque à peu près 400 policiers à Lyon » « Il y aura probablement plus de 150 collègues » à l’AG de Lyon pour évoquer ces sujets. Le mouvement d’humeur « aurait été le même en juin 2025 que depuis juin 2026 » et est sans liens avec l’approche des élections professionnelles, début décembre, au sein de la police, assure Grégory Joron. « Partout, la question des effectifs est centrale, selon le représentant syndical. Il manque à peu près 400 policiers à Lyon, ce qui a un impact sur la sécurité des collègues en intervention et sur la filière investigation, qui est à bout de souffle, en grande souffrance. » « On nous demande de faire notre travail avec le même nombre de policiers qu’en 2006. La démographie et la situation ont évolué. Le risque terroriste, le narcotrafic, la pression migratoire, la délinquance de rue ont progressé. On ne peut pas faire de miracle. Les effectifs restent la clé. On est au pied de la vague du nombre de départs en retraite de policiers. Je m’inquiète pour les recrutements, alors que l’attractivité du métier recule. »
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